Les atrocités des camps allemands pendant la Shoah

17 mars 2010

Les camps d'extermination

Les camps d’extermination

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Brosses à cheveux de victimes, trouvées peu après la libération d'Auschwitz. Pologne, après le 27 janvier 1945.












Merabli Kevin

Introduction

Qu‘est-ce qu‘un camp de extermination?

Il s'agit d'une installation dont le but est de tuer industriellement; sans aucune espèce de jugement, les gens qui y sont amenés. Une petite partie des déportés est conservée provisoirement en vie pour effectuer les tâches de fonctionnement du camp, en particulier celle de destruction des corps des déportés assassinés.
La mortalité est extrêmement élevé puisque c'est le but de ce type de camp.

Un camp d’extermination est un lieu organisé pour l’exécution en masse de personnes. Ce terme désigne généralement les camps d’extermination du régime nazi pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils se distinguent des camps de concentration par leur unique activité : l'assassinat de masse et prennent la relève des activités des Einsatzgruppen*.

Plus de trois millions de juifs furent exterminés dans les camps d’extermination, ils étaient considérés telles de « usines à morts ».

(http://www.youtube.com/watch?v=yTj0_75r1e4) où l’on place la vidéo…

Annonce du plan

Nous tenterons de voir comment la mort arrive dans les camps d’extermination et par quel biais.

Tout d’abord, ,nous parlerons des différentes étapes qui mène l’homme de religion juive à être exterminer. Après ceci, nous évoquerons les origines de camps d’exterminations et nous donnerons les différents camps de concentrations et leur importance en raison de l’élévation du taux de mortalité.
Puis, nous verrons qui sont les chefs les plus important des camps d’extermination.

Nous verrons ensuite, ce que faisait les hommes avant de se faire tuer.
Nous donnerons également les conditions de mise à mort et par quel intermédiaire ils pouvaient effectuer cette extermination de masse.
Et, pour conclure, nous récapitulerons sur les étapes nécessaire pour l’acheminement de l’homme juif, de son domicile à la mort.









Sommaire

Les différents camps d’extermination



I] L’origine de camps d’extermination
II] L’organisation des camps de extermination

1) Les différents camps d’extermination
2) Les différents chef  des camps d’extermination


III] La mort

1) L’avancée vers la mort
2) La mise à mort
3) Le stockage des morts

IV] Bilan

1) L’acheminent du juif, de sa propriété à sa mort














I] L’origine de camps d’extermination

Les camps d’extermination nazis réalisent la mise en pratique de méthodes industrielles pour le massacre organisé des juifs, des homosexuels, et des tziganes. Dans le cas des juifs, cette politique d’extermination fut appelée « la solution finale de la question juive » par les fonctionnaires nazis, finalisée lors de la conférence de Wannsee le 20 janvier 1942.

Qu’est-ce que la « solution finale » ?
La date précise de la décision de mettre en œuvre la "Solution finale" par les Nazis n'est pas connue. Certains historiens pensent qu'il y avait eu plusieurs décisions. Le génocide des Juifs fut le point culminant d'une décennie de politique nazie, impulsée par Adolf Hitler.

Cependant, nous pouvons dire que c’est en 1941que les dirigeants nazis se rendirent compte que l'élimination des juifs prendrait beaucoup trop de temps en utilisant les méthodes en place. Malgré l'extermination de deux millions d'entre eux, les juifs étaient encore nombreux dans les camps et les ghettos d'Europe. En janvier 1942, lors d'une conférence tenue à Wannsee, près de Berlin, les dirigeants nazis mirent au point les modalités d'application de la "solution finale de la question juive", décidée quelques mois plus tôt.

Les persécutions et la ségrégation des Juifs furent mises en place en plusieurs étapes. Après l'accession au pouvoir du parti nazi, le racisme d'état donna lieu à une législation anti-juive, à des boycotts, à "l'aryanisation", et aux pogroms de la Kristallnacht (la "Nuit de cristal"), tous des événements dont le but était d'isoler les Juifs de la société allemande et de les inciter à partir d'Allemagne.
Jusqu’à la création des premier camps de concentration puis, enfin d’extermination.

Il s'agissait d'utiliser les méthodes modernes de l'industrie pour tuer le plus de juifs possible, le plus rapidement possible. Des camps d'extermination, les "camps de la mort", furent alors spécialement construits. Au camp de concentration d'Auschwitz fut adjoint le camp d'extermination de Birkenau, situé à 3 km. On installa des chambres à gaz ayant l'apparence de salles de douches et des crématoriums dotés de plusieurs rangées de fours.
Les juifs étaient pris dans les ghettos et emmenés en train dans ces camps de la mort. Certains prisonniers étaient sélectionnés pour servir d'esclaves. Les autres étaient conduits aux "douches" et gazés. Leurs corps étaient ensuite brûlés dans les crématoriums







II] L’organisation des camps d'extermination
1) Les différents camps d’extermination

Le premier camp d'extermination fut celui de Chelmno qui ouvrit dans le Warthegau au printemps 1942 (la partie de Pologne annexée à l'Allemagne en décembre 1941). Le plus grand camp d'extermination fut celui d'Auschwitz-Birkenau.

Une tentative d'extermination totale des handicapés physiques et mentaux (programme T4) avait déjà été tentée sur le territoire du Reich avant la mise en œuvre de la solution finale de la question juive. C'est dans ce cadre que les premières exécutions au gaz (oxyde de carbone) ont été réalisées, mais après que les malades avaient été rendus somnolents par l'administration de médicaments. Les nazis ont été contraints d'y mettre fin suite à l'émotion et à la protestation d'une partie de la population allemande, relayée par les églises protestantes et catholiques.

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Sur la carte ci-dessus, les camps d’exterminations sont représentés par des crois damnés.
Cependant, il existe des camps mixtes, c’est-à-dire des camps qui servaient à concentrer et à exterminer les peuples juifs et tsiganes dans les mêmes lieux (représentés pas des une crois damné et un carré sur le même lieu.)


Les camps d'extermination commencent à fonctionner à partir du début de l'année 1942. Au début, ils sont six, tous situés sur le territoire de la Pologne occupée (sauf le camp d'extermination de Jasenovac) :

-Auschwitz Birkenau,
-Majdanek,
-Treblinka,
-Sobibor,
-Belzec,
      -Chelmno.

Auschwitz-Birkenau et Majdanek sont des camps mixtes, à la fois centre de mise à mort et camps de travail forcé. Treblinka, Sobibor, Belzec et Chelmo sont uniquement des centres de mise à mort immédiate. Ce ne sont pas à proprement parler des camps dans la mesure ou rien n'est prévu pour loger les déportés qui sont exécutés immédiatement après leur arrivée. Quelques déportés, très peu nombreux, sont cependant affectés au fonctionnement du camp. Tous ces camps étant diriger par des chef SS nommé par Adolf Hitler.


2) Les différents chef  des camps d’extermination

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Voici un tableau qui synthétise les camps d’extermination et leur dirigeant(s):

Nom des camps    Nom des chefs
Belzec    Christian Wirth et Gottlieb Hering
Auschwitz Birkenau     Rudolf Höß
Majdanek    Opitz, Karl Otto Koch, Max Kögel Hermann Florstedt
Treblinka    Franz Stangl
Chelmno    Herbert Lange
Sobibor    Franz Stangl

III] La mort
1) L’avancée vers la mort

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Salle de douche qui permettait de tuer détenus

À leur descente du train, les hommes étaient séparés des femmes et des enfants, les effets personnels devaient être abandonnés sur place.
Certain étaient immédiatement tués, d’autres devaient s’occupé des corps déjà morts afin de les placer dans les fours crématoires ou, dans les fosses communes.

Pour ceux qui allaient être exécutés immédiatement, ils devaient se déshabiller afin de rentrer dans le douche, puis lever les bras pour que le maximum de personne puisse rentrer dans celles-ci afin se faire tuer. Les futures morts pensaient simplement que l’on allait leur donner une douche mais, le simple objectif était de les tuer le plus rapidement possible.

Parmi ceux qui n’aillait pas mourir maintenant, certains devaient trier les bijoux des mort, en différentes catégories: suivant les métaux (or, argent et bronze puis, le reste, c‘est-à-dire les objets personnels également).





2) La mise à mort

Au début, les nazis envoyaient les détenus dans les douches afin les exécuter. Il y avait trois manière différentes de les tuer:

Mort par suffocation simple:

Le principe était simple, le but était de rentré le maximum de personne dans les chambres à gaz afin de les faire transpirer au maximum. Puis, les nazis chauffaient la pièce où était mis les juifs, et ceux-ci suffoquais car il ,’y avait plus d’air dans la pièce.
Cette méthode prenait beaucoup de temps. C’est pourquoi, ils ont expérimenté d’autres moyens afin de tuer les juifs plus rapidement.

Mort par suffocation accélérer:

La suffocation accélérer consistait à utiliser la même technique de la suffocation simple mais, en ajoutant des gaz à échappement, c’est-à-dire du monoxyde de carbone. On l’utilisait souvent dans des camions à gaz… Cette méthode était certes plus rapide mais celle-ci prenait néanmoins toujours trop de temps.

Mort par la pastille, Zyklon B:

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  Zyklon B qui mélanger à de l’eau donnait de l’acide acide cyanhydrique ou acide prussique (inventé par Fritz Haber) Ce sont les français qui ont fournissaient en majorité pour les nazis.

Les nazis cherchèrent constamment des procédés d'extermination plus efficaces. Au camp d'Auschwitz, situé en Pologne, ils expérimentèrent sur les prisonniers le Zyklon B (utilisé auparavant pour la fumigation) en gazant en septembre 1941 quelque 600 prisonniers de guerre soviétiques et 250 prisonniers malades. Les pastilles de Zyklon B se transformaient en gaz toxique au contact de l'air. Ce gaz se révéla être le produit de gazage le plus rapide et il fut choisi pour les exterminations en masse à Auschwitz. Au moment de l'apogée des déportations, on gaza jusqu'à 12 000 Juifs par jour à Auschwitz.

Même s'ils n'avaient pas été spécifiquement prévus pour servir de camps d'extermination, les camps de concentration tels que le Stutthof, Mauthausen, Sachsenhausen et Ravensbrück possédaient également des chambres à gaz. Elles étaient relativement petites, et avaient été construites pour les prisonniers que les nazis considéraient "inaptes au travail". La plupart de ces camps utilisèrent le Zyklon B dans leurs chambres à gaz.

3) Le stockage des morts
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 Fosse commune remplie de corps de juifs morts

Le stockage des morts était simple, afin de se débarrasser du plus grand nombre de corps au quotidien, les nazis ont tout d’abord eut recours aux fosses communes. Mais, le développement de nouvelles techniques de mise à mort augmenta fortement le nombre de morts. Il fallait donc trouver un autre moyen de se débarrasser de ce si grand nombre de morts. C’est la raison pour laquelle ils ont recours à des fours crématoires (four qui permet d’incinérer les corps).

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Fours crématoire permettant d’incinérer les juifs, Auschwitz en au out 1943


IV] Bilan
1) L’acheminent du juif, de sa propriété à sa mort

    

                                                                                         Carte des différents camps d'internement
                  deporte3deporte6

Lettre d'instruction d'une rafle

Depuis son domicile, l’homme juif pouvait se faire tuer de plusieurs manières.
En effet, depuis son domicile, lors d’une rafle tel que celle du 16 ou, du 17 Juillet 1942 à Paris, les nazis allaient arrêter les juifs chez eux pour les emmener dans des camps de transit tels que celui de Drancy ou encore, celui de Romainville ou le célèbre vélodrome d’hiver à Paris (XV ème arrondissement) et de 1941 à 1943, plus de 18.000 juifs, dont près de 4.000 enfants, furent internés dans les deux camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande.
Ensuite, soit ils étaient envoyé dans un camps de concentration, tel que Gross-Rosen ou soit, ils étaient directement envoyés dans des camps d’extermination, où ils vivraient au maximum 9 mois (nombre de temps où l’on reste au maximum avant d’être exécuté).
Mais au final, dans n’importe quel camp, leur sort aurait été le même puisque les nazis avaient pour mission de tous les exterminer. Pour cela, ils ont eu l’idée de transformer certains camps de concentration en camps d’extermination et d’utiliser le zyklon B afin d’accélérer le processus de mise à mort.
En clair, quelque soit où ils étaient envoyés, le sort était identique sauf pour certain qui ont pu s’en tirer (environ 1,2 millions de survivant)

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La déshumanisation dans les camps

La déshumanisation des déportés

 

 

La déshumanisation est par définition la perte de tout caractère humain. Il est question de déshumanisation dans les camps de concentration et d'extermination car les déportés perdaient, dès leur arrivée au camp, tout ce qu'ils possédaient en bien matériel ou moral. Ils sont déshabillés, tondus et désinfectés puis on leur donne une tenue avec un triangle indiquant leur « catégorie » enfin ils sont tatoués et identifiés par ce tatouage. Le fait qu'ils portent tous la même tenue leur enlève tout choix vestimentaire et donc les empêchent d'avoir leur propre style. La perte de leurs objets personnels enlève tout lien avec leur passé, par exemple une bague qui se transmet de génération en génération. Enfin la perte de leur nom et de leur prénom est sans doute ce qui leur fait perdre le peu d'humanité qui leur reste car ils n'étaient désormais plus identifiés par leur noms mais par une suite de chiffre tatoués sur leur avant bras tel du bétail. De plus le travail exténuant qu'ils faisaient, le fait de la tonte et l'extrême sous-alimentation dont ils souffraient leur faisait perdre toute apparence humaine. En effet, les américains ne purent distinguer l'appartenance sexuelle des personnes qu'ils croisaient, ce n'était qu'un « amoncèlement de squelettes ambulants ». Par le passé, les expériences scientifiques étaient effectuées sur des animaux puis avec l'arrivée d'Hitler au pouvoir et par conséquent des hommes dans les camps les animaux devinrent libres les nouveaux sujets d'expériences étaient désormais les déportés, ce qui réduisit l'homme à l'état d'animal.

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Avant bras d'un ancien détenu.

Voici un tableau récapitulatif des expériences faites sur les déportés dans différents camps:

                               
 

Auschwitz

 
 

 Expériences de stérilisation sur des femmes   par injections intra utérines

 

 Expériences de stérilisation sur des hommes et   des femmes au moyen de rayons X (150 expériences)

 

 Étude de l'évolution du cancer de la matrice   (au moins 50 victimes)

 

 Expériences sur les phlegmons (au moins 30)

 

 Examens de l'atrophie du foie

 

 Modification dans l'organisme sous l'influence   de la faim

 

 Expériences sur les jumeaux (111 victimes)

 

 Expériences avec de la mescaline : obtention   des aveux

 

 Expériences à l'aide de brûlures (16 victimes)

 

 Expériences par électrochocs, sur des aliénés

 

 Expériences avec le sérum sanguin, afin   d'obtenir un titre d'agglutination plus élevé, mélange de sang des groupes A   II et B III

 

 Expériences sur la malaria

 

 Fabrication de moulages en plâtre d'organes   génitaux féminins prélevés sur les déportées

 
 

Buchenwald

 
 

 Expériences de "traitement" au   phénol

 

 Essais de vaccins de typhus exanthématique

 

 Contrôle du vaccin de la fièvre jaune (485   cobayes humains)

 

 Immunisation avec des vaccins de Frankel   (gangrène gazeuse) (15 victimes)

 

 Expériences sur des hormones

 

 Expériences sur la pervitine

 

 Expérience sur des bombes incendiaires au   caoutchouc phosphoreux (5 victimes)

 

 Expériences en grand nombre sur des vaccins ou   pseudo-vaccins contre la dysenterie, l'hépatite épidémique, la tuberculose...

 
 

Dachau

 
 

 Expériences de ponction du foie (175 victimes   environ)

 

 Expériences sur la malaria (1.100 cobayes   humains)

 

 Expériences d'absorption d'eau de mer (40   victimes)

 

 Expériences de basses pressions (plus de 200   victimes)

 

 Expériences sur le froid (250 victimes)

 

 Expériences sur la tuberculose (114 victimes)

 

 Opérations chirurgicales expérimentales   inutiles

 

 Essais d'alimentation

 

 Emploi de la mescaline

 

 Cristallisation du sang par solution

 
 

Mauthausen

 
 

 Mêmes expériences sur les vaccins (2.000   victimes)

 

 Expériences avec des poux contaminants

 
 

Natzweiler

 

Schirmeck

 
 

 Expériences sur le typhus

 

 Expériences sur l'ypérite et le phosgène (300   victimes)

 

 Expérience avec l'urotropine

 

Expériences menées par les professeurs Hirt,   Bickenbach et Letz, de l'Université allemande de Starsbourg, dans une section   spéciale appelée "Héritage des ancêtres"

 
 

Neuengamme

 
 

 Expériences de désintoxication de l'eau   potable polluée par des substances toxiques (plus de 150 victimes)

 
 

Ravensbrück

 
 

 Expériences sur la gangrène gazeuse (75   victimes)

 

 Expériences sur la régénération des muscles,   des nerfs et des os (nombre inconnu de victimes)

 

 Expériences de stérilisation de femmes

 

 Expériences de greffes de peau

 

 Expériences mystérieuses avec une poudre   blanche non identifiée

 

A Ravensbrück, les déportées soumises à ces   expériences étaient appelées les "lapins".

 
 

Sachsenhausen

 
 

 Expériences avec des balles de nitrate   d'acotinine (6 victimes)

 

 Expériences pour ralentir le rythme cardiaque

 

 Expériences avec l'ypérite (gaz moutarde)

 

 Expériences sur les différences sérologiques   des "races" (47 victimes tziganes)

 

 Expérience avec du cyanure de potassium (1   victime avérée au crématorium)

 

 Expériences de vessies artificielles

 

 Expériences sur les intoxications saturnines   insensibles dues à l'absorption d'eau provenant des conduites de plomb

 

 Expériences avec des sulfamides

 

 Essais d'alimentation

 

 Expériences sur la résistance au froid

 

 Essais pour déterminer le degré de solidité   des chaussures de la Wehrmacht

 

 

Josef Mengele, était un médecin nazi allemand actif notamment au camp de concentration d'Auschwitz où il a participé à la sélection des déportés voués directement à la chambre à gaz et s'est livré sur de nombreux prisonniers à des expériences à prétention scientifique constituant des crimes de guerre. Que faisait-il à Auschwitz ? Il participait aux sélections des déportés « valides au travail » à l'arrivée des convois. Il déployait ici une énergie et un zèle peu communs afin de remplir les chambres à gaz. Des témoins l'ont vu abattre lui même une mère qui refusait d'être séparée de ses enfants. Il utilisait les déportés pour ses expériences médicales. Il faisait mettre les jumeaux dans des blocks à part (des baraques). Il les examinait, les mesurait, les tuait pour disséquer leur cadavres. Ces expériences n'apportent rien, ne débouchent sur rien, mais il les continuait, dans une sorte de délire, d'obsession. Son objectif était de faciliter la reproduction des soi-disant "êtres supérieurs que seraient les "aryens", les Allemands. Il faisait une sorte de catalogue des traits physiques mais n'était aucunement un précurseur de la génétique. C'était plutôt une sorte de collectionneur d'anomalies physiques. Une de ses expériences, considérée comme horrible voir inhumaine, était l'expérience sur un nouveau né autrichien et juif né au camp. Ce nouveau né avait les yeux marron et Mengele tentait de modifier la couleur de l'iris du nouveau né par injections. Le nouveau né mourut.

 

Ceci nous montre le manque d'humanité dont faisaient preuve les médecins nazis envers les déportés. Dans le Ravensbrück, les déportés, sujets à des expériences étaient appelés « lapins » ce qui nous montre l'image péjorative qu'avaient les nazis envers ces personnes qui, pourtant, sont nés hommes au même titre que les chrétiens ou autres musulmans. Il était donc question de la déshumanisation de ces personnes en les abaissant moralement, en leur fournissant du travail dans de piteuses conditions, non rémunérés et de la nourriture périmée afin de les reconduire vers leur instinct premier celui de l’animal.

 

Tel des animaux, les juifs, étaient acheminés vers les camps en train avec des conditions de transports déplorables. En effet les personnes voyageaient debout les unes contre les autres sans nourriture ni hygiène, comme nous le montre un passage du film « la rafle » où nous pouvons voir des enfants juifs monter à bord d'un train, les uns contre les autres se serrant au maximum pour que d'autres enfants puissent monter. Les quelques survivants parvenaient jusqu'aux camps, les corps des autres étaient jetés dès l'arrêt du train. Avec leurs travaux exténuants, les coups et les maladies, les déportés offraient aux allemands l'image qui illustrait bien leur pensée: « les juifs étaient des sous-hommes ». Afin de mieux comprendre ce qu'Hitler pensait des juifs, nous allons voir comment étaient répertoriées les différentes catégories de personnes. Au sommet, les aryens, puis les anglo-saxons ensuite, les personnes d'origine latine ou romaine, les slaves et en dernier les juifs, les personnes de couleur, les maghrébins, les tsiganes et les handicapés. Au début, Hitler ne souhaitait déporter que les hommes juifs car leur capacités physiques leurs permettaient de faire les tâches des différents camps, ce qui revenait à abaisser les juifs à l'état de machine. Leurs quotidiens étaient programmés et, ils avaient pour but l'affaiblissement maximal de ces déportés afin qu'ils finissent par mourir d'épuisement. Avec de pareilles conditions de vie, les juifs revenaient à un instinct premier, ils volaient en majorité des chaussures qui étaient d'après certains rescapés des camps le premier vêtement à avoir pour survivre aux conditions de travail imposées. Enfin les quelques survivants de ces journées de dur labeur finirent par être assassinés par les soldats nazis.

 

En conclusion, les déportés étaient sujets à une déshumanisation totale, ayant pour but final l'extermination de la « race » juive.

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Les camps de concentration

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Entrée du camp de Buchenwald -"A chacun son dû"

 

 Tout d’abord, il faut savoir ce qu’on entend par camp de concentration car bien souvent nous le confondons avec le camp d’extermination. Cette confusion est née à cause du régime nazi qui employait le terme de « camp de concentration » pour désigner quelques-uns de leurs « camps d’extermination ». Il est vrai que nous pouvons confondre ces deux types de camps du fait que le camp de concentration peut atteindre un taux de mortalité très élevé et une très grande morbidité. 

Un camp de concentration est une installation de détention de grès grande taille, dont le but est de regrouper et d’enfermer des personnes qualifiées d’ « ennemis » au gouvernement d’un état, c'est-à-dire par exemple, des opposants politiques, des natifs d’un pays ennemi, des groupes de personnes appartenant à une ethnie ou religion spécifique, ou encore des civils d’une zone de combat. Généralement, cette simple décision d’enfermement est prise par la police ou l’armée du pays. L’apparition du terme « camp de concentration » date de la fin du XIXe siècle.

Bien souvent, la plupart de ces camps de concentrations correspondent à des camps de travaux forcés. Ils sont utilisés fréquemment lors d’une guerre. Ces personnes sont détenues à cause de critères généraux comme leur appartenance à une religion ou encore pour leur origine. Les détenus ne passent pas devant un tribunal et ils sont jugés en masse, c'est-à-dire qu’ils ne sont pas jugés individuellement.

Les conditions de vie et de travail sont très difficiles ce qui explique le taux important de mortalité dans ces lieux mais aussi en raison d’une mauvaise alimentation.

I) Historique des camps 

1°) Les premiers camps

La première apparition du terme « camp de concentration » est due aux Britanniques d’Afrique du Sud suite à la guerre qu’ils ont mené contre les Boers entre 1900 et 1902. Les Boers sont des colons d'origine néerlandaise, allemande et française, arrivés en Afrique du Sud aux XVIIe et XVIIIe siècles, occupant des états sud-africains. Cette guerre eu lieu à cause de l’annexion du Griqualand le 27 octobre 1871, où on y découvrit des diamants. Grâce à une habilité politique, c’est la Grande Bretagne qui héritera de cette dernière. Mais la situation se dégrade vite entre les deux colonies, et les Britanniques décident d’annexer également le Transvaal.

Mais l’idée même d’un camp où on peut réunir un grand nombre de personne fut appliquée un peu plus tôt par les Espagnols pendant la guerre d’Indépendance à Cuba qui dura de 1895 à 1898. Elle opposa l'armée libératrice cubaine aux forces du Royaume d'Espagne d'Alphonse XIII d'Espagne. Pour « concentrer » les populations civiles, le général Valeriano Weyler y Nicolau a l'idée en 1897 de créer des places contrôlées par l’armée pour y mettre les personnes et afin d’anéantir tout soutien à la rébellion. Mais c’est qu’après la défaite espagnole qu’est repris le terme « reconcentración » et son principe par les Britanniques contre les Boers.

De ce fait, le général anglais Kitchener voulant se « débarrasser » de la résistance des Boers, utilisa le fil de fer barbelé pour créer des camps. En mai 1902, les derniers Boers se rendirent et grâce au Traité de Vereeniging, la guerre prit fin véritablement.

 2°) Les camps du Goulag

Ce sont dans les années 1930, que les camps de concentration se sont vus multipliés sous l’U.R.S.S de Staline, successeur de Lénine et dirigeant soviétique qui sera considéré comme dictateur. Il fit régner un régime de terreur par la mise à mort ou par l’envoi aux camps de travaux forcés du Goulag de millions de personnes. Les arrestations touchèrent diverses catégories sociales ou nationales dont les membres furent accusés de délits contre-révolutionnaires : anciens bourgeois, paysans riches ou koulaks (au début des années 1930), membres des organisations communistes, citoyens des pays rattachés à l'U.R.S.S. en 1940 (Polonais, Baltes, Ukrainiens de l'Ouest).

Ils étaient envoyés plus précisément dans des camps de travaux forcés, qui est une forme de camp de concentration visant à pratiquer le travail forcé voire de l’esclavage en masse, jusqu’en 1953. Nous savons qu’environ dix à dix-huit millions de prisonniers sont passés par le Goulag. Le nombre de morts dans les camps du Goulag allant de 1934 à 1947 est de 963 866 prisonniers morts.

Les camps correctionnels de travail du Goulag se trouvaient en Sibérie surtout dans la région du Kolyma. Au total, nous estimons approximativement que 10 à 18 millions de personnes passèrent par les camps du Goulag[] et plusieurs autres millions furent exilées ou déportées dans d'autres régions de l'Union soviétique][].

Contrairement aux camps nazis ou autres, les détenus, appelés les « zeks », ont connu des conditions de vie plus faciles. Mais il ne faut pas oublier, qu’ils s’agissaient de camps pour but de redresser les « ennemis » du peuple par le travail. Donc le travail y était très pénible, les prisonniers travaillaient parfois pendant seize heures.

Les décès dans les camps augmentaient avec la famine, le froid, les épidémies comme le typhus et par les vagues d’exécutions. L’inhumanité était présente, plusieurs témoignages d’ex-prisonniers racontèrent que les gardiens enfonçaient des pics dans chaque crâne des prisonniers morts sortant des camps. 

 3°) Les camps d’internement français

Il y eut également des camps en France, appelés plus précisément des camps d’internement qui sont des centres de rétention administrative ou des camps de réfugiés ou de prisonniers de guerre. Ils ont été crées sur une période commençant de la Première Guerre mondiale jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

En 1914-1918, on parlait de « camps de concentration » mais ils n’avaient aucun rapport avec ceux de la période de la Seconde Guerre mondiale car ils n’étaient pas cachés au monde, ils n’avaient pas pour projet d’exterminer et ils duraient le temps d’un conflit uniquement.

C’est ainsi qu’avant 1939, il existait déjà au moins huit camps. Deux types de camps furent crées pendant la Première Guerre mondiale : les premiers étaient pour les prisonniers civils allemands, autrichiens et ottomans, détenus à Pontmain en Mayenne et les deuxièmes pour les réfugiés républicains de la Guerre civile espagnole détenus par exemple, le camp de Gurs, crée en 1939. Il se situe dans le sud de la France (Pyrénées-Atlantiques). Il a été construit pour interner les combattants de l'armée républicaine espagnole vaincue par le franquisme pendant le printemps et l’été 1939. Par la suite, il sera utilisé comme centre d'internement pour les indésirables du régime de Vichy, en été 1940 et deviendra quelques mois plus tard l’une des bases de déportation des Juifs en France.

Ce camp a été dirigé par la police de Vichy sous les ordres du général Pétain. Il s’agissait d’un camp de transit pour les juifs.

Entre août 1942 et février 1943, six convois partiront de Gurs, transportant 3907 juifs qui sont conduits dans le camp de Drancy pour être ensuite déportés à Auschwitz où ils périront.

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Carte de France : des camps réservés aux juifs sont en région parisienne : Drancy, Pithiviers, d'autres camps dits de rassemblement sont dans le Sud. Deux camps de concentration, Schirmeck et Struthof sont en Alsace. 

Carte établie d'après Anne Grynberg, Les camps de la honte, Les internés juifs des camps français 1939-1944

Mais dès 1939, les camps existants seront mis au service de l’Allemagne pour enfermer les opposants au régime nazi. Les camps étaient dirigés soit par le Gouvernement français comme pour le camp de Châteaubriant, soit par le régime nazi comme pour le camp de Struthof en zone annexée, ou par la mise en tutelle des deux pays comme pour les camps de Pithiviers ou de Beaune-la-Rolande.

De 1939 à 1946, la France a interné six cents milles personnes dans un très grand nombre de camps dont certains ne sont pas connus ou très peu. De 1940 à 1944, les camps se multiplièrent sur tout le territoire français (occupé, libre ou annexé) pour les Juifs.

Une catégorie de camps apparus, les camps de transit où on détenait des Juifs afin de les déporter par la suite en Allemagne dans des camps d’extermination comme celui d’Auschwitz principalement. Ce fut le cas pour les camps de Drancy, de Pithiviers et de Compiègne.

En effet, le 21 août 1941, le camp d’internement de prisonniers de guerre de Drancy laisse place au camp de transit pour Juifs en 1942. Pendant trois ans, il a été le principal lieu de déportation vers les camps d’extermination nazis. Son surnom est devenu tristement célèbre, celui d’ « antichambre de la mort ». Le 18 août 1944 marque la fin du camp par la libération des derniers Juifs à savoir mille quatre cent soixante sept personnes grâce à l'arrivée du consul de Suède Raoul Nordling et de membres de la Croix-Rouge.

Au total ce fut près de soixante sept mille Juifs déportés via Drancy sur soixante seize mille Juifs déportés en France. A peine trois pourcents des personnes sont revenus des camps d’extermination. C’est une page noire de l’Histoire de France, qui a longtemps été tabous.

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Les camps d’internement du Nord de la France, à partir de 1940

Sous le régime de Vichy, dirigé par le Maréchal Pétain, d’autres camps ont été créés en zone non occupée et en Afrique du Nord (Maroc, Algérie et Tunisie) entre 1941 et 1944, pour détenir des Juifs, des patriotes français récalcitrants .Ce fut le cas pour les camps de Djelfa en Algérie, de Le Kef en Tunisie et de Bou Arfa au Maroc.

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carte de FranceCarte des camps en France selon le type de zone.

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carte de l'Afrique du NordCarte des camps d’internement français en Afrique du Nord.

Un seul camp de concentration existait réellement en France, celui dit «le Struthof » situé en Alsace alors annexée par l’Allemagne nazie. Le camp s’appelait « KL-Natzweiler ». Ce camp est de catégorie trois, c'est-à-dire des conditions de vie très sévères et un taux de mortalité élevée (40%). En effet de 1941 à 1945, il est l’un des plus meurtriers où vingt-deux mille déportés y sont morts. Le site était composé d’un camp central et de camps annexes avec un bloc crématoire et une chambre à gaz.

 

II] Les camps de concentration nazis

Tout d’abord, la permission d’arrêter des personnes et de les enfermer sans aucune raison et la création de camps de concentration ont été possible grâce à un décret en février 1933, qui supprime la protection constitutionnelle contre les arrestations arbitraires, ce qui a permis à la police d’arrêter et enfermer n’importe quel citoyen dans un camp pour une durée illimitée et en avril 1933 un autre décret légalise la présence de camps de concentration en Allemagne.

Ces camps de concentration ont été crées dès 1933, sous le Troisième Reich, correspondant à l’arrivée au pouvoir d’Hitler. Ils ont été crées pour interner et éliminer dans un premier temps tous les opposants politiques : communistes, socialistes, démocrates sociaux, mais aussi des ethnies comme les Tsiganes, également les Témoins de Jéhovah, et enfin les homosexuels allemands et toutes les personnes accusées d'avoir un comportement "asocial" ou socialement déviant comme les criminels ou les vagabonds. Puis dans un deuxième temps, le régime nazi décida d’y en emprisonner tout le peuple juif afin de les tuer par épuisement physique mais avant tout moral.

 

1°) Premiers camps de concentration allemands

Les premiers camps de concentration en Allemagne furent construits dès février 1933, un mois après l’arrivée au pouvoir d’Hitler, par la SA (Section d’Assaut) et par la police pour pouvoir enfermer le très grand nombre d’opposants politiques arrêtés. Les premiers camps furent le camp à Oranienburg, à Esterwegen, à Dachau et à Lichtenburg.

 

2°) Les camps de concentration après 1935

C’est au fur et à mesure que les Nazis ont abandonné les premiers camps pour les remplacer par des camps de concentration organisés centralement sous la juridiction unique de la SS (Schutzstaffel ; la garde d'élite de l'Etat nazi).

Seul celui de Dachau est resté en activité de 1933 à 1945. Il servit de modèles pour les nouveaux camps de concentration. C’est à partir de 1936, que les camps les plus tristement connus furent crées comme celui de Sachsenhausen, Buchenwald, Flossenbürg, Mauthausen, Ravensbrück que pour femmes, Gross-Rosen, Stutthof, Neuengamme, Bergen-Belsen, Maïdanek, Dora, Natzwiller-Struthof.

En 1939, ces camps de concentration comptent environ vingt-cinq mille détenus. Les camps de concentration se sont ensuite étendus vers l’Est à cause des conquêtes territoriales et de l’augmentation du nombre des prisonniers. Avec l’avancée de la guerre, les camps devinrent des lieux où les ennemis étaient directement exterminés ou contraints aux travaux forcés, dont le but était de les « annihiler par le travail ». Ce procédé a pour visée de les déshumaniser afin de les mener à une mort plus rapide.

 

 Noms des principaux camps de concentration avec leur localisation.

   
 

Arbeitsdorf, Allemagne
  Auschwitz/Birkenau, Pologne
  Belzec, Pologne
  Bergen-Belsen, Allemagne
  Buchenwald, Allemagne
  Chelmno, Pologne
  Dachau, Allemagne
  Dora-Mittelbau, Allemagne
  Flossenbürg, Allemagne
  Gross-Rosen, Pologne
  Kaiserwald (Riga), Lettonie
  Klooga, Estonie
  Majdanek, Pologne

 
 

Mauthausen, Autriche
  Natzweiler-Struthof, France
  Neuengamme, Allemagne
  Plaszow, Pologne
  Ravensbrück, Allemagne
  Sachsenhausen, Allemagne
  Sobibor, Pologne
  Stutthof, Pologne
  Theresienstadt, République tchèque
  Treblinka, Pologne
  Vaivara, Lettonie
  Vught, Pays-Bas
  Westerbork, Pays-Bas

 

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Carte des camps allemands, date pas précisée.

3°) Exploitation de la main d’œuvre dans les camps

Suite au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, il y eut une augmentation des camps. Suite à l'invasion de la Pologne par l'Allemagne en septembre 1939, les camps deviennent des camps de travaux forcés. L’Allemagne a utilisé les prisonniers pour main d’œuvre pour ses industries comme dans les usines Junkers (usines d’aviation et de moteurs) ou comme BMW. C'est le bureau central de l'économie et de l'administration SS, la WVHA qui administre les camps.

C’est environ deux millions de détenus des camps qui sont employés dans les Industries du Reich à partir de 1941 jusqu’à la fin de la guerre. Avant le 30 avril 1942, ce procédé d’exploitation n’avait que pour but une visée politique mais à compter de cette date, il devint purement économique suite à la proposition d’Oswald Pohl, officier nazi et directeur de la WVHA (Services d'administration et d'économie de la SS) ayant pour mission d’organiser l’exploitation du travail des Juifs dans les camps de concentration. L’exploitation doit « être totale » pour ce faire les détenus n’avaient pas de limite de durée de travail. Donc Les autorités SS établirent de nouveaux camps à proximité d'usines.

 

4°) La hiérarchie dans les camps de concentration

En 1939, nous voyons l’apparition de camps mixtes, c'est-à-dire à la fois camp de concentration et camp d’extermination comme celui d’Auschwitz-Birkenau et de Majdanek.

Les camps sont dirigés par les SS et par leur chef Heinrich Himmler où ils y font régnés la terreur. Homme politique allemand qui fut le chef de la Gestapo dans les années 1930 et de la police du Reich. La gestapo est une police politique nazie crée dans les années 1930 sous l’autorité de Himmler et de Heydrich. Elle traquait les Juifs et les résistants. Ensuite les SS choisissent des kapos (détenu, en général prisonnier de droit commun ou détenu d'origine Allemande, chargé de commander les autres déportés travaillant à l'extérieur ou dans les services du camp), qui infligeaient des sanctions très sévères.

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Himmler à Dachau, le 8 mai 1936 Himmler à Dachau, le 8 mai 1936

5°) Conditions de vie dans les camps

a) La séparation des familles

Dès l’arrivée au camp, les familles sont directement séparées, les hommes d’un côté parfois avec le fils et les femmes de l’autre avec leur fille. Et si les enfants restaient avec l’un de leurs parents, cela se terminait souvent par la mort de ces derniers à cause de leur âge. Ils pouvaient être directement tués à la descente des trains. 

b) La perte de tous les objets personnels

Après l’entrée dans le camp, on rangeait les détenus dans plusieurs files qui faisaient plusieurs mètres. Au début de la file se trouvait des SS recueillant tous les objets personnels (bijoux, dents en or) et tout ce qui pouvait les rattacher à la vie extérieure. Tous les biens étaient renvoyés en Allemagne. Par exemple, tout l’or recueillit par les nazis était fondu puis transformé en lingot d’or, enrichissant l’Allemagne.

c) Les vêtements et les accessoires sommaires 

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 Détenus à Sachsenhausen, Allemagne, 1938.

Les vêtements ne protégeaient pas du tout du froid qu’il faisait en Allemagne ou autre pays de l’est de l’Europe. Il y avait seulement une très mince veste rayée de tissu grossier, un pantalon rayé, un calot (bonnet) avec les mêmes rayures que le reste de la tenue. Sur la veste, étaient cousus une bande blanche où était inscrit le matricule du prisonnier et un triangle servant à différencier les différentes catégories sociales dans le camp. Des badges de différentes couleurs représentaient différents groupes. Les couleurs et leurs significations étaient les suivantes:

                           
 

Jaune

 
 

Juif

 
 

Marron

 
 

Tsigane

 
 

Violet

 
 

Témoin de Jehovah

 
 

Rose

 
 

Homosexuel

 
 

Vert

 
 

Récidiviste

 
 

Rouge

 
 

Prisonnier politique

 
 

Noir

 
 

Asocial

 

 

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Tableau des marques des prisonniers.
KZ Gedenkstaette Dachau


D’autres distinctions étaient rendus possibles grâce à des lettres qui indiquaient le plus souvent les nationalités des prisonniers : par exemple "F" pour franzosisch (Français), "P" pour polnisch (Polonais), "T" pour tschechisch (Tchèque). En outre, le mot Blod sur un triangle noir indiquait les prisonniers souffrant d'un handicap mental, alors qu'un symbole d’une cible indiquait que le prisonnier avait tenté de s’échapper.

Enfin, le prisonnier possédait soit des sabots en bois ou des Souliers. Selon plusieurs témoignages, les chaussures sont la deuxième condition de survie dans les camps. Elle suit celle de la compréhension de la langue allemande.

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Diverses chaussures à semelle de bois, portées dans les camps, Musée du Struthof
(Photo : David Servenay/RFI
)

d) Un manque de tout

Le prisonnier subissait à longueur de journée des mauvais traitements aussi bien moraux que physiques.

Ils étaient à peine nourris, leur seule alimentation était une soupe fade, qui souvent était un bouillon d’eau chaude avec des bouts de légumes, ou un morceau de pain. Parfois, ils ne mangeaient pas suite aux ordres des SS, malgré la longue et difficile journée qu’ils venaient de passer. Les quantités étaient largement inférieures aux besoins énergétiques d’un homme effectuant un travail physique.

Ils vivaient continuellement sous la crainte d’être battu par un garde. En effet, les punitions étaient fréquentes chez les nazis. Un rien pouvait les pousser à punir en fouettant ou en tuant les prisonniers. Par exemple, un détenu trop faible pouvait se faire exécuter.

 Mais le principal problème et le plus grave dans les camps étaient les maladies. En effet, compte tenu des conditions de vie et de travail, les maladies se propageaient très rapidement. Les prisonniers étaient en proie à toutes sortes de maladies comme le typhus, la tuberculose, le scorbut ou encore à des troubles gastriques. De plus, il faut rajouter toutes les blessures que se faisaient les détenus au travail qui par une mauvaise guérison voire une guérison inexistante, s’infectaient entraînant parfois la mort. Mais aussi il ne faut pas oublier tous les mauvais traitements des SS. Les infirmeries manquaient à la fois de médicaments et de personnels qualifiés. En 1942 et 1943, les médecins et infirmiers SS tuèrent à l’aide d’injections un grand nombre de tuberculeux et de détenus épuisés, classés “bouches inutiles”. Pourtant, à partir de 1942, les détenus possédant une formation médicale ou étant médecin pouvaient pratiquer dans les baraques de l’infirmerie, mais le nombre de détenus pris par les nazis était trop insuffisant pour soigner tout le camp. Plus tard, les SS ont évacué des malades vers les camps d’extermination d’Auschwitz et de Maidanek. 

6°) Les marches de la mort. La fin des camps.

a) Les marches de la mort

Vers la fin du conflit, pendant la dernière année de la guerre, l’armée allemande a été repoussée à l’intérieur des frontières du Reich. Au fur et à mesure de l’avancée du front soviétique, les SS ont évacué les détenus des camps pour éviter leur libération sous l’ordre de Himmler mais aussi pour qu’ils ne fournissent pas en plus des preuves des exterminations de masse et des conditions de vie dans lesquelles ils se trouvaient. Car en juillet 1944, était rendues publiques toutes les atrocités commises par les nazis à l’égard des prisonniers, par l’armée soviétique. Les évacuations des camps de concentration donnaient à des marches forcés qui prirent le nom de « marche de la mort », probablement inventé par les détenus eux-mêmes. En effet, ces marches étaient très pénibles. Les prisonniers devaient sur de longues distances dans des conditions hivernales extrêmement dures. De plus, les détenus subissaient encore de mauvais traitement physique, ils subissaient les coups des gardes SS, qui avaient ordre d’abattre toutes les personnes qui s’évanouissaient sur le chemin ou qui ne pouvaient plus marcher. C’est ainsi qu’ils abattirent des centaines de personnes pour chaque marche. Mais également des milliers de prisonniers moururent de faim, de froid et d’épuisement. D'autres prisonniers furent évacués par camions ouverts, livrés au froid mortel de l'hiver. Les marches furent très nombreuses fin 1944 et 1945, alors que les nazis essayaient de rapatrier les détenus en Allemagne. Les plus importantes sont parties d’Auschwitz et de Stutthof, peu avant qu’on libère ces camps.

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 Détenu sur une marche de la mort, date inconnue

b) Libération des camps

Cependant, les forces alliées qui avançaient au cœur de l’Allemagne, libèrent sur leur passage des centaines de milliers de prisonniers des camps de concentration entre 1944 et 1945. Le 25 avril 1945, l'armée soviétique fit sa liaison avec l'armée américaine à Torgau, sur l'Elbe, en Allemagne centrale. Suite à cela, les forces allemandes se rendirent sans condition sur le front de l’ouest le 7 mai et sur celui de l’est le 9 mai 1945. Le 8 mai 1945 fut enfin proclamé le jour de la Victoire en Europe. Mais jusqu’au dernier jour, les nazis firent marcher les prisonniers dans différents lieux du Reich.

c) Le nombre de victimes

Le nombre de morts ne sera jamais précis à cause de la destruction des corps dans les fours crématoires Mais cependant, les historiens ont retrouvé les listes des déportés juifs de France qui furent soixante quinze mille à mourir dans les camps.

De plus il a été estimé qu’entre 1933 et 1945, presque la moitié du total des décès survinrent durant la dernière année de la guerre.

Pour nous faire une idée du nombre de morts, voici des exemples de camps ayant recensé le nombre de décès : 

                                                       
 

Camps de concentration

 
 

Nombre de morts

 
 

Bergen-Belsen

 
 

170.000

 
 

Buchenwald

 
 

56.550

 
 

Dachau

 
 

70.000

 
 

Dora

 
 

20.000

 
 

Flossenbürg

 
 

73.300

 
 

Gross-Rosen

 
 

40.000

 
 

Mauthausen

 
 

195.000

 
 

Natzwiller

 
 

11.000

 
 

Neuengamme

 
 

55.000

 
 

Ravensbrück

 
 

65.000

 
 

Sachsenhausen

 
 

100.170

 
 

Stutthof

 
 

85.000

 
 

TOTAL

 
 

4.341.008

 

Ces chiffres prennent en compte toutes les catégories sociales rassemblées dans les camps de concentration à savoir les Juifs exécutés ou morts pas le travail, les résistants et déportés politiques, les républicains espagnols; les homosexuels et témoins de Jéhovah, les prisonniers de guerre soviétiques enfermés dans les camps.

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Photo : un soldat américain au premier plan regarde l'objectif, derrière lui des centaines de cadavres décharnés, au fond, devant des barbelés et un mirador, d'autres soldats américains. Un soldat américain devant les détenus morts (Libération du camp de Dachau le 29 avril 1945)

 

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